Le déroulement des travaux était marqué par le rôle du Canada en Afghanistan où la zone Sud-Est (Kandahar) est tenue par des Unités Canadienne dont la tâche n’est pas facile…
Les moments clés ont été :
- 1 - Analyse parfaite de la situation du moment des problèmes d’avant, pendant et après, présentée par l’Ambassadeur Omar Sabad, ancien élève de l’école française de Kaboul, en poste à Ottawa.
- 2- Deux approches différentes mais convergentes de deux hommes intelligents, l’un de l’Otan et l’autre de l’UE – Jonathan Parisch et Fransees Vendeel, très lucides sur les réalités du moment, sur la nécessité stratégique fondamentale pour le monde occidental de tenir en mains la reconstruction) matérielle et politique (administrative et militaire) de l’Afghanistan, mission ultra difficile, qui progresse, mais impose résolution : et cohésion des nations de l’ISAF : International Security Assistance Force.
- 3 - Une intervention assez « Lissée » et teintée de langue de bois d’un diplomate chinois – à qui C.G Marcus a répondu en se demandant si les manœuvres militaires russo-chinoises dans le cadre de l’organisation de coopération de Shanghai ne présageaient pas la création d’un organisme militaire hostile à l’Alliance Atlantique.
- 4 - Comme c’est désormais le « non usage » dans les AG de l’ATA, aucun texte final n’a été adopté, sinon une motion de soutien vigoureuse à l’ISAF – International Security Assistance Force.
- 5 - Les Autorités otanesques étaient extraordinairement peu nombreuses – sauf un Secrétaire Général adjoint qui n’était pas chargé d’un message spécifique du Secrétaire général de l’OTAN, aucun représentant du Commandement suprême interallié en Europe mais un officié supérieur du commandement « Transformation » de l’OTAN basé à Norfolk USA .
Les dirigeants canadiens, à part l’aimable Secrétaire Général à la Santé étaient absents.
- 6 - L’AFCA avait été l’une des premières associations à soutenir la candidature à la présidence de l’ATA de Théodossis Georgiou, qui a recueilli, après une série de votes dont certains surprenants, une majorité de 27 voix, de présents ou représentés, ce qui a amené le Dr Salomon Passy, ancien ministre des Affaires étrangères de Bulgarie, à se retirer avec dignité. Le candidat italien avait été éliminé dès le premier tour et n’avait pas non plus maintenu sa candidature.
Il est cependant apparu qu’un usage critiquable d’une clause elle-même critiquable des statuts, exigeant non seulement la majorité absolue mais la majorité des 3/5 pour l’élection du président ce qui n’a pas été obtenu et a fait que l’élection du Dr Georgiou n’a pas été ratifiée.
Nous avons immédiatement protesté contre cette décision.
Devant ce blocage, l’Ambassadeur Robert Hunter a vu sont mandat prorogé dans des conditions qui n'ont pas entraîné une réelle satisfaction, bien au contraire.
- 7- L’Ambassadeur de France à Ottawa, Daniel Jouanneau, en dépit des horaires très serrés de l’Assemblée, nous a reçu avec une grande amabilité dans la superbe ambassade dont l’architecture et la décoration font honneur à une époque parfois négligée des années trente et a montré d’une part , sa connaissance du Canada et, d’autre part, un vif intérêt pour le rôle de l’AFCA dans l’ATA.