Qu'est-ce que l'ATA ?
Le monde entier sait ce que sont l’Alliance Atlantique et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) nées du traité de Washington du 4 avril 1949 mais beaucoup de gens ignorent encore, fût-ce parmi les spécialistes des questions de défense, ce que représente “l’Association du Traité Atlantique” créée le 18 juin 1954.
L’idée de fédérer à l’échelon international toutes les associations, comité ou clubs qui dans les pays signataires résolus à défendre les buts communs directement liés à l’Alliance, était pourtant née dès 1954 à l’initiative conjointe de Georges BIDAULT et de John EPSTEIN, un membre du Parlement britannique. Ainsi fut créée “l’Association du Traité Atlantique” (ATA) le 18 juin 1954 dont les buts statuaires sont à présent les suivants: Au fils des cinquante dernières années et au fur et à mesure de leur adhésion au Traité, chacun des nouveaux pays signataires en devinrent membre, les derniers en date étant la Pologne, la Hongrie et la République tchèque en 1999 et les trois pays baltes en mai 2004 sans toutefois que ni la composition de l’ATA ni ses Statuts ne soient profondément modifiés jusqu’à la chute du mur de Berlin ; il se passa ensuite une décennie pour que soit mise en œuvre la nouvelle stratégie de l’OTAN parfois dénommée “l’Alliance Atlantique pour le XXIe siècle”. Les missions confiées à l’OTAN s’étant considérablement étendues au cours de ces années là, des accords de partenariat pour la Paix avec certains pays d’Europe centrale et orientale ont été signés et un dialogue avec plusieurs pays méditerranéens s’est engagé; ces accords se sont ensuite étendus à des pays directement ou géographiquement concernés par les problèmes de sécurité curo-atlantique même s’ils n’étaient pas signataires d’accords pour le Partenariat pour la Paix ou pour le Dialogue Méditerranéen. Il en est résulté la création d’une catégorie de “Membres Associés” pour des organisations non-gouvernementales constituées selon les mêmes critères, puis celle de “Membres Observateurs” conférée pour une période limitée à ceux concernés par les problèmes de sécurité atlantique. A ce jour, trente neuf organisations nationales font partie de l’ATA mais l’autorité de ses Membres Fondateurs a considérablement diminué car la grande majorité des nouveaux venus semble davantage séduite par le parapluie américain que par l’OTAN elle-même. En effet, la langue française est moins que jamais utilisée dans les réunions et parfois ne fait même pas l’objet d’une traduction simultanée en dépit des protestations françaises et la règle non écrite, mais respectée jusqu’à ce jour, selon laquelle un français ne pouvait briguer la présidence de l’Association du fait que le siège, comme le secrétaire général, se trouvaient à Paris n’est plus guère évoquée même si ledit siège a été transféré et que le Secrétaire Général n’est plus de nationalité française depuis 1999. Aujourd’hui, à la suite de l’Assemblée Générale d’Edinburgh en 2003, la composition du Bureau a été profondément modifiée, le siège transféré temporairement à Copenhague, le sera dès le 1er janvier 2006 à Bruxelles et une nouvelle Constitution est en passe d’être votée lors de la prochaine Assemblée de Tallin. Il est cependant peu vraisemblable que l’emprise américaine sur l’ATA ne se desserre pour en revenir à la politique plus “partenariale” menée jadis par Gene ROSTOW, un ancien Secrétaire d’ Etat adjoint qui exerça la présidence de l’Association dans les années 70 ainsi que par la plupart de ses successeurs européens jusqu’à présent. ROBERT ABDESSELAM
En outre, l’aide du gouvernement français a été en grande partie supprimée.
Pourtant les Assemblées générales qui se tiennent chaque année dans un pays différent ont été organisées à quatre reprises par la France (Tours en 1959, Paris en 1975 et 1990 et Strasbourg en 1999, ce qui fait de nous, avec le Portugal, l’un des hôtes les plus fidèles de l’Association.
Président d’Honneur de l’AFCA
Ancien Vice-Président
et à présent Conseiller de l’ATA
depuis 1990





