Un cauchemar français
François Moreau de Balasy, Président d'honneur de l'AFCA, a déjà écrit et publié plusieurs ouvrages assez différents les uns des autres, soit écrits par lui-même soit par des auteurs hautement qualifiés, la plupart traitant de problèmes relatifs à la sécurité et à la Défense. Deux de ces livres ont d'ailleurs obtenu le prix Vauban décerné par l'institut des Hautes Études de Défense Nationale. Il publiera prochainement "Un cauchemar français".
Du 10 mai 1940 à deux heures du matin jusqu'au 21 juin en début d'après-midi. Quarante deux jours (1008 heures) après quelques coups foudroyants des Allemands au Danemark, en Hollande, au Luxembourg et en Belgique, une guerre dans la guerre qui devait se révéler, après coup, avoir été la dernière guerre du XIXe siècle et en même temps la première guerre du XXe, selon le bord d'où on la considère. Pendant ces 42 jours, 72 019 soldats français et engagés africains sont morts au combat, 5 841 belges et plus de 34 000 anglais. Rien que pour les Français, presque le double du quotidien de Verdun. Qui s'en rend compte ? F.Moreau de Balasy:"N'étant pas historien, je n'écris pas un livre d'histoire. J'ai néanmoins travaillé avec sérieux et fait quelques découvertes intéressantes. Je suis libre de récapituler, en les mêlant à l'occasion, des faits méconnus avec d'autres archiconnus (souvent de travers), qui des impressions perçues et des choses honnêtement rapportées, avec quelques disgressions et regards en coin. Cette masse confuse et tumultueuse allait constituer ce que William Shirer, journaliste américain et premier correspondant de guerre dépêché illico dans un de ces Clippers qui ne mettait que 18 heures pour traverser l'Atlantique en trois ou quatre étapes, avait appelé dés le départ, une formule journalistique géniale, « des choses impensables ».Effectivement, le 9 mai 40 au soir, on n'y pensait pas – pas comme ça, en tout cas.. Parution prévue en avril 2010. (Editions Cheminement; 250 pages, prix: 18 euros). Agent dans le réseau Marco-Polo du BCRA des FFL dès 1942 (dont il fut sans doute le plus jeune agent), F. Moreau de Balasy rejoint l'Armée après les débarquements de 44, sert dans les Services de liaison et renseignents avec les Forces américaines, est démobilisé en 1946. Il est officier de la Légion d'Honneur et titulaire de la Croix de Guerre 39-45.





