Une réunion très positive
La belle ville de Copenhague a accueilli du 11 au 15 novembre 2005 la 51e Session annuelle de l’Assemblée Parlementaire de l’OTAN. Lourde machine mais me- née de mains de maître par son secrétaire général, l’efficace Simon LUNN, cette assemblée (qui porta très longtemps le beau nom d’ Assemblée de l’Atlantique Nord) réunit chaque fois plusieurs centaines de parlementaires représentant les pays de l’Alliance ainsi que les représentants des pays associés à l’Alliance ou qui voudraient en faire partie.
Le travail des commissions est toujours de grande qualité et cette assemblée interparlementaire est probablement, comme le dit son président, Pierre LELLOUCHE , celle qui fonctionne le mieux. Son poids est lié à la présence plus ou moins massive des élus des Etats Unis car c’est la seule assemblée qui permet aux parlementaires des deux rives de l’Atlantique de se rencontrer. Grâce aux excellentes relations du Président Lellouche avec les sénateurs et membres du Congrès des Etats Unis, cette fois encore, leur délégation a été nombreuse. Certains de ces discours furent suivis de brefs débats. Comme à chaque session, des rapports de qualité ont été le sujet de débats en commissions. M. Jaap de Hoop SCHEFFER dressa (dans un discours partagé entre l’anglais et le français) un tableau très clair, sans maniement de langue de bois, de la situation de l’Alliance, de ses problèmes nouveaux et de ses perspectives.
L’accueil danois fut excellent et notamment celui fait par le jeune et charmant Prince héritier du Danemark au Palais royal.
Le plateau que présentait la séance inaugurale était de haut niveau. Y prirent la parole, outre le Président LELLOUCHE , M. Anders Fogh RASMUSSEN, Premier ministre danois, M. Jaap de Hoop SCHEFFER ,Secrétaire général de l’OTAN et président du Conseil de l ‘Atlantique Nord, M. ERDOGAN, Premier ministre turc, M. Giogi BARAMIDZE, ministre de l’Intégration européenne et euro-atlantique de Géorgie, et Stanislas SHUSKEVITCH, Président du Parti Social-Démocrate de Bélarus, représentant l’opposition à la dictature qui règne dans ce pays.
A signaler tout particulièrement, le rapport très documenté de Lord JOPLING, Rapporteur spécial de la Commission sur la dimension civile de la sécurité, sur la détection des menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, proprement affolant. Il est bien dommage que la plupart de ces rapports soient totalement ignorés du public et finissent le plus souvent dans des corbeilles à papier alors qu’il y a une mine de renseignements précieux.
A mon sens les deux discours principaux - qui trouveront une large place dans ce numéro - ont été ceux du Secrétaire général de l’OTAN et du président de l’Assemblée.





