Une sympathique réunion à Villefranche sur Saône
Le 28 novembre, à l'invitation du Colonel Francis Praquin, délégué de l'AFCA pour Villefranche sur Saône et de son épouse, une bonne vingtaine de personnes se trouvaient à son domicile, autour d'un buffet, pour écouter et interroger Claude-Gérard Marcus, Président de l'AFCA
Au cours de son exposé et de ses réponses aux questions, celui-ci tint à rappeler un bref historique de l' Alliance atlantique créée par le Traite de Washington en 1949 pour faire face à la menace soviétique d'une invasion de l'Europe occidentale. Cette Alliance fut appuyée dans l'opinion publique par deux organisations : l'Assemblée de l'Atlantique Nord - devenue aujourd'hui l'Assemblée parlementaire de l'OTAN - et l 'A.T.A. ( Association du Traité Atlantique ) dont l'Association Française pour la Communauté est la branche française. Après l'écroulement de l'Union soviétique après la chute du Mur de Berlin, pouvait se poser le problème du maintien ou de la disparition de l'Alliance atlantique. Les Etats Unis, le Canada et les pays européens membres de l'Allliance décidèrent de continuer ensemble, constatant qu'ils partageaient les mêmes attachements aux droits de l'homme et à la démocratie et décidèrent s'ouvrir aux nations qui voudraient rejoindre l'Alliance. C'est ainsi que la plupart des anciens pays du Pacte de Varsovie se retrouvent aujourd'hui dans l'Alliance Atlantique et son expression politique et militaire: l'OTAN. Ce n'est pas vrai. La France est toujours restée dans cette alliance. Mais elle s'était retirée des certains comités militaires "intégrés" de l'OTAN et cela au moment où le Président Eisenhower n'avait pas accepté la proposition du général de Gaulle qui souhaitait que l'OTAN ne soit pas sous la seule direction des Etats Unis et que l'OTAN soit dirigé par par une sorte de directoire où seraient présents les Etats Unis, la Grande Bretagne et la France. C'était aussi la période où la France réalisait sa défense nucléaire et avait besoin d'une liberté d'action que ne lui permettait pas l'OTAN. Contrairement à ceux qui parlent d'un "retour à l'OTAN", M.Marcus insista sur le fait que depuis de nombreuses années la France avait pris des responsabilités au sein de l'OTAN. Des généraux français ont commandé les troupes de l'Alliance à Kaboul et au Kosovo. Cela prouve bien que la France n'était pas extérieure à l'OTAN, dont elle est un des principaux contributeurs à la fois en hommes et en financements. Il s'agit , simplement, aujourd'hui, de regagner certains comités de l'OTAN en accroissant notre part de responsabilité et la présence de nos officiers supérieurs; Il est bien entendu, que l'indépendance de la Force nucléaire française lui interdit de participer à la commission OTAN des plans nucléaires. Le Président de l'AFCA a souhaité que les auditeurs présents veulent bien participer à son action contre la désinformation ou l'insuffisante information qui règnent actuellement en ce qui concerne la France et l 'OTAN. Il a conclu en remerciant le colonel et Mme Praquin pour cette excellente soirée et les personnes qui ont montré l'intérêt qu'ils portaient à ce sujet en posant de nombreuses questions.
Le rôle de l'AFCA est de contribuer à l'information des Français qui sont sous informés dans ce domaine. M. Marcus insista sur la nécessité de rétablir une information déficiente en la matière. C'est ainsi que beaucoup de nos compatriotes croient que le Général de Gaulle a retiré la France de l'Alliance Atlantique.





